Processeur
2025
Bois, métal, papier aluminium, corde
Dimensions variables
Le bois en décomposition, collecté en forêt, a été carbonisé, dépouillé puis enveloppé à nouveau dans du papier aluminium. Initialement inscrit dans un cycle naturel de décomposition et de transformation, ce matériau résiduel est reconfiguré en une forme située entre vestige naturel et composant technologique. Le papier aluminium agit comme une peau artificielle, conférant au bois l’apparence d’un dispositif industriel ou d’une relique technologique non identifiée.
Un miroir est intégré à la structure, renvoyant l’architecture environnante, les spectateurs et les autres œuvres vers cette forme résiduelle. La sculpture cesse ainsi de fonctionner comme un objet autonome pour devenir une interface qui absorbe et reconfigure continuellement son environnement. Le cordon de coton qui l’enveloppe forme un réseau sans fonction opératoire, situé quelque part entre des voies de circulation, des circuits et des structures neuronales, reliant les vestiges naturels à un système technologique imaginaire.
L’œuvre construit un paysage posthumain à la frontière entre nature et technologie, vivant et résidu, matière et information. Elle imagine un état dans lequel les frontières entre systèmes naturels et technologiques deviennent instables, et interroge la manière dont les matériaux laissés derrière nous pourraient continuer à s’assembler, à fonctionner et à produire une forme d’existence dont l’identité demeure impossible à définir pleinement.








