Écho d’un lieu – écho parallèle
2026
Installation, vidéo-peinture, projection
Dimensions variables
Photographies : Véronique Lagarrigue Caville
L’installation investit l’ancienne porcherie d’une ferme d’origine médiévale. Elle est constituée d’anciennes portes en bois, qui démontées, avaient été conservées. Elles ont été réinstallées dans leur espace d’origine. L’installation associe peinture, vidéo et lumière, elle recompose un espace intérieur ambigu, entre l’enclos, la construction provisoire, la cabane. Le visiteur est confronté à un obstacle qu’il doit physiquement contourner. Ces portes réactivent la mémoire fonctionnelle d’interface, de passage, de séparation et de contrôle entre les humains et les animaux. Certaines brèches des portes provoquées par les animaux enfermés, parqués ont été pétassées par les hommes témoignant d’un acharnement au travail.
Un film projeté sur l’autre face de l’installation présente la vie quotidienne aujourd’hui à la ferme. La peinture investit les vides et les parties endommagées et donne accès à un imaginaire. Les lumières qui traversent les interstices des anciennes portes se projettent sur le mur, elles dévoilent une face tronquée de la réalité. La recomposition de l’image, de la matière et de l’espace invite à une réflexion sur la trace, la disparition et la mémoire.















